Domaine seigneurial

Un nouveau livre pour le Domaine seigneurial!

La Société d’histoire de Mascouche est fébrile et heureuse de lancer son tout nouveau livre intitulé « Le Domaine seigneurial de Mascouche », édité par la SODAM, qui se veut un ouvrage entièrement dévoué à l’histoire du Domaine et des personnages qui l’ont bâti, façonné et habité.
 

Rendre l’histoire accessible

La réalisation d’un livre sur le Domaine seigneurial occupe les pensées des membres de la Société d’histoire de Mascouche depuis quelques années déjà. Au printemps 2017, elle lançait une exposition riche en contenu historique et iconographique consacrée à l’histoire du Domaine. Il était tout indiqué de multiplier les outils permettant la diffusion et l’appropriation du sujet et ainsi rendre accessible au plus grand nombre l’histoire du Domaine seigneurial. C’est d’abord grâce au support financier de la Ville de Mascouche que la SODAM a obtenu le mandat d’écrire et de mettre en page le livre. Puis d’autres partenaires ont permis de réaliser l’impression de la publication chez Imprimerie CRL. Malgré qu’il soit extrêmement complexe de résumer l’histoire du Domaine seigneurial de Mascouche, c’est pourtant l’exercice auquel la Société d’histoire de Mascouche s’est prêtée. Loin d’être une recherche exhaustive sur le Domaine seigneurial, le livre « Le Domaine seigneurial de Mascouche » se veut un résumé imagé, conçu pour plaire au grand public. C’est donc avec beaucoup d’humilité et de fébrilité que nous espérons que la lecture de cette publication éveille le désir des lecteurs à en savoir davantage et à devenir des ambassadeurs de la mise en valeur de ce site patrimonial exceptionnel.
 

L’histoire en 67 pages

« Le Domaine seigneurial de Mascouche » se présente sous la forme d’un joli bouquin à reliure allemande avec couverture laminée sur laquelle on peut voir une photographie, du début des années 1930, du Manoir et du troupeau de vaches Holstein de Mme Colville. Comprenant 67 pages, le livre nous propose de découvrir l’histoire du Domaine seigneurial à travers les différentes époques et les multiples propriétaires qui s’y sont succédés; les Le Gardeur, Pangman, Corbeil et Colville, pour ne nommer que ceux-là, ont participé à leur façon à façonner son histoire. L’équipe de la Société d’histoire de Mascouche a veillé à intégrer à la rédaction du texte, différents contenus des recherches menées notamment par deux grands collaborateurs de l’histoire locale, Jean-Claude Coutu et Claude Martel, qui ont fait couler beaucoup d’encre au sujet du Domaine et qui travaillent à sa sauvegarde et à sa mise en valeur depuis plusieurs années.  Du régime français au régime anglais, en passant par des années fastes jusqu’à une période d’abandon et de renaissance, « Le Domaine seigneurial de Mascouche » propose la découverte d’un lieu exceptionnel et de personnages uniques dont l’histoire s’inscrit dans celle du développement de la ville de Mascouche et des grandes seigneuries du Québec.
 

La SODAM et le Domaine seigneurial, une histoire de longue date

Ce n’est pas d’hier que la SODAM, par le biais de la Société d’histoire de Mascouche, s’intéresse au sujet du Domaine seigneurial et ses actions ont été multiples pour le sauvegarder et le mettre en valeur dans les dernières années. Déjà en 2006, l’organisme édite le livre « La millionnaire de Mascouche », de Jean-Claude Coutu, fruit de plusieurs années de recherches sur la châtelaine du Manoir de 1930 à 1954, Mme Hazel Beatrice Kemp Colville. Deux ans plus tard, le Volet patrimoine de la SODAM récidivera en éditant la version anglaise du même titre. Quelques années plus tard, des délégués de l’organisme feront partie du Comité de sauvegarde du Manoir seigneurial afin de sensibiliser le nouveau propriétaire, Daniel Meyer Ouaknine, à la valeur patrimoniale, archéologique et écologique du site. Suite à un incendie qui touche durement le Manoir en octobre 2012, la SODAM organise une mobilisation citoyenne afin de présenter un projet de parc régional et pour recommander à la Ville de Mascouche de prendre un engagement clair pour assurer sa sauvegarde. Depuis ce temps, la Société d’histoire de Mascouche (le Volet patrimoine de la SODAM) poursuit sa mission d’éducation et de mise en valeur du Domaine par de multiples interventions comme : le lancement d’une exposition itinérante, la récolte de témoignages, de photographies et de nouveaux contenus historiques et aujourd’hui dans le lancement d’un premier livre dédié au sujet.
 

Comment se procurer le livre?

 

Points de vente:

Librairie Lulu
2655, chemin Gascon, Mascouche
Horaire: lulu.leslibraires.ca/contactez-nous
 
Bureaux de la SODAM
2906, chemin Sainte-Marie à Mascouche
(derrière le restaurant Au Poulet Nouveau)
Horaire: mardi au vendredi de 9 h à 17 h
 
Le 4673° 
Boutique culturelle en ligne
Commandez en ligne

 

Renseignements:

450 417-1277
info@sodam.qc.ca.
 
 

Historique du Domaine seigneurial de Mascouche

 

Ce que l'on désigne comme étant le «Domaine seigneurial» est un territoire de 600 acres situé au cœur de Mascouche, plus précisément de part et d'autre de la rivière Mascouche, sur le chemin Sainte-Marie, entre le chemin des Anglais et la montée du Domaine. 
 
Le retrait progressif des eaux de la mer de Champlain s'est terminé ici, il y a 7 000 ans, par la formation d'une petite vallée encaissée où les eaux se frayent un chemin entre le niveau du plateau de Terrebonne et celui de la plaine de L'Assomption. Cette petite vallée a créé ici un paysage magnifique et un écosystème exceptionnel, lequel se trouve aujourd'hui adossé au périmètre urbain de la ville de Mascouche, ce qui lui donne d'autant plus de valeur écologique. Outre une partie zonée en conservation au schéma d'aménagement de la MRC, aucune règle ne vient encadrer la protection de la flore, de la faune et de ce paysage. Ce riche témoin du patrimoine naturel de la région est composé d'une érablière comprenant plusieurs chênes, ainsi que de petites pinèdes.
 
Autre caractéristique exceptionnelle des lieux, c'est son caractère historique. Il s'agit en effet d'un des rares domaines seigneuriaux au Québec qui compte encore son manoir, son moulin et une forêt domaniale. 
 
Site archéologique amérindien

Des fouilles archéologiques réalisées en 1987 ont permis de retracer que ce site était habité à l'époque tardive du Sylvicole moyen (900 à 1 000 ans) par une population de type chasseurs-cueilleurs nomades ou horticulteurs semi-sédentaires. Les archéologues ont désigné ce peuple sous le nom d'Archaïques Laurentiens, les ancêtres des nations algonquines. Le site archéologique «BkFj-5» compte en effet des ossements et de la céramique retracés à 81 cm du sol. On y a également recueilli des os, des graines, des tessons de poteries amérindiennes, des fragments de pierre granitique aux arêtes très aiguisées (pointe de flèche) dont les matériaux ne sont pas issus de la région, laissant supposer qu'ils ont été importés et qu'ils avaient fait l'objet d'échange.
 
Les rapides de la rivière Mascouche provoquaient ici un lieu d'arrêt forcé, favorisant l'établissement de haltes ou de campements temporaires. D'ailleurs, lors d'un inventaire des potentiels archéologiques, les experts ont évalué que le site compte dix zones à potentiel archéologique élevé.
 
La seigneurie de Lachenaie sous le régime français
Lorsque Charles Aubert de La Chesnaye se met à coloniser la seigneurie, en 1672-1673, il établit son domaine du côté de Lachenaie, là où se rejoignent les rivières des Mille Îles et des Prairies. En 1715, la seigneurie passe aux mains de la famille Legardeur de Repentigny, qui abandonne le vieux manoir de Lachenaie, et entreprend la colonisation des terres en bordure de la rivière Mascouche (au bas du coteau), de 1717 à 1750, si bien qu'au cours de cette année, on assiste à la fondation de la paroisse St-Henry-de-la-Maskouche.
 
C'est à ce moment qu'un moulin à scie fut érigé au cœur des rapides de la rivière Mascouche. Un acte de vente de la seigneurie de 1765 nous indique sa présence. Une auteure avança l'hypothèse de sa construction entre 1741 et 1755, mais rien ne prouve cela! L'acte de vente de 1765 mentionnait : «on pourra y établir un domaine», ce qui indique que le domaine seigneurial n'existait pas encore, bien que le site comptait un moulin à scie et une maison en pierre de 35 X 30 (qui n'est pas le manoir), laquelle servait probablement de logement pour les travailleurs du moulin.
 
Gabriel Christie et les débuts du régime anglais
Après la Conquête anglaise, les Legardeur retournent en France et la seigneurie passe aux mains des seigneurs anglais. C'est ainsi qu'en 1766, le général Gabriel Christie devint seigneur de Lachenaie. Il offre alors d'acheter le presbytère de Mascouche pour en faire son manoir seigneurial. Ce geste laisse croire que le domaine n'était pas encore constitué, mais confirme la volonté de Christie d'établir le principal domaine de la seigneurie à Mascouche. C'est possiblement le refus de la fabrique de vendre le presbytère qui incita Christie à s'installer aux «rapides». D'ailleurs, en 1767, on y construit un moulin à farine en pierre. La Gazette de Québec du 7 juillet 1774 nous confirme l'existence du domaine; on peut y lire : «seigneurie à louer» avec manoir, domaine et moulin. Puisque Christie n'habite pas le domaine, on peut présumer qu'il s'agissait d'une habitation assez modeste qui n'est assurément pas le manoir actuel. Quant au moulin à farine, il connut une détérioration rapide et dut être restauré ou reconstruit entre 1774 et 1785.
 
L'acte de vente de la seigneurie de1785 ne mentionne plus la présence «d'un manoir». On retrouve cependant un moulin à farine, un moulin à scie, une maison de pieu sur pieu, une maison de pierre, autres maisons et bâtiments.
En apprendre davantage sur Gabriel Christie.
 
Jacob Jordan
Lorsque Jacob Jordan acquiert la seigneurie de Lachenaie, en 1785, il figure comme un important négociant dans le commerce du blé, en plus d’être seigneur de Terrebonne (depuis 1784), où se trouvent plusieurs gros moulins. Jordan abandonne alors le moulin à vent de Lachenaie et restaure le moulin à eau de Mascouche afin de rationaliser l’exploitation de la seigneurie. La région est, à l’époque, une des plus importantes productrices de blé au pays, expliquant les motivations du nouveau seigneur. Notons que Jordan n’habite pas le domaine, ce qui nous laisse croire qu’il n’a pas construit de manoir.  
 
Peter Pangman 
En 1794, Peter Pangman, quitte ses activités de traite des fourrures en Saskatchewan et vint s’établir à Mascouche après avoir acquis la seigneurie. Il devient le premier seigneur à habiter le domaine de Mascouche. On peut donc émettre l’hypothèse que c’est lui qui, vers 1795, aurait procédé à la construction du manoir dont la dimension est encore modeste (59 X 31 pieds). Il y ajoute par la suite une aile sur le côté est du manoir (entre 1795 et 1819).
 
Comme il n’y a pas encore de village dans la seigneurie, le domaine forme le coeur des activités commerciales de ce territoire. Pangman concentre ses activités sur l’exploitation forestière. Il dispose d’un moulin à scie où l’on fait descendre du bois de construction jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Mais aussi, il établira un moulin à scie en bordure de la rivière de l’Achigan, qui à son tour, donnera naissance au village de Saint-Lin. On lui doit également la concession des terres de l’ouest de Mascouche, le développement du rang de La Plaine et du territoire actuel de Saint-Lin, ce qui générait un énorme volume de bois à ses moulins. Peter décède en 1819. La seigneurie est alors administrée par Georges Henry Monk jusqu’à la majorité de son fils John.
 
John Pangman
Fort de l’héritage familial, John devint rapidement un notable. Il exerce les fonctions de juge de paix du comté, de lieutenant de milice, de membre du Conseil législatif du Bas-Canada (sénateur). Il habite le manoir et fait construire en 1840, une église anglicane, la Grace Anglican Church (face à leur cimetière), en l’honneur de sa mère Grace MacTier.  
 
Un plan de 1830 nous confirme la présence d’un moulin, appelé « Moulin du Rapide », d’un manoir de forme rectangulaire avec une aile à l’arrière du côté est, et d’un bâtiment non identifié. C’est probablement John qui doublera la superficie du manoir en lui ajoutant un corps de logis à l’ouest, ainsi que l’aile ouest. À compter de 1831, le moulin à scie abrite aussi un moulin à fouler et à carder la laine. Les colons lui reprochent de se réserver trop de bois, et ce même sur les terres concédées, représentant parfois 50% de la terre en bois de cèdre. Pangman est avant tout un homme d’affaires, un grand exploitant forestier, et la seigneurie c’est un capital qu’il fait fructifier. N’est-il pas surprenant qu’en 1842, il obtienne le bureau de poste de Mascouche et que soit son régisseur qui en prend la direction?
 
Malgré l’abolition du régime seigneurial, en 1854, le domaine seigneurial est conservé intact, les moulins étant exploités à plein régime. Toutefois, c’est l’époque ou le village de Mascouche prend son envol, diminuant le rôle stratégique du domaine dans l’économie locale. Mascouche est scindé en deux groupes socioculturels, les Français au bas du coteau, regroupé autour du village, et les Anglais, en haut du coteau, regroupé autour du domaine du « Rapids ».
 
John Henry Pangman
À compter de 1867, John Henry devient propriétaire du domaine. Tout comme son père, il exploite des moulins à scie, développe une manufacture de châssis à Saint-Lin et un chemin de fer entre Saint-Lin et Sainte-Thérèse. Le manoir est désigné sous le nom de « Grace Hall », À compter de 1877, le domaine perd de son importance au profit de Saint-Lin et prend davantage l’aspect d’un lieu de villégiature; d’ailleurs, l’entretien des lieux est confié Mélaine Delfosse, le père de l’artiste-peintre Georges Delfosse.
 
Au décès de John Henry, ses héritiers considèrent le domaine comme « plus dispendieux que profitable » et le domaine est vendu aux enchères par le shérif du district de Joliette. À cette époque, certaines parcelles du domaine original ont été loties en faveur de la fabrique anglaise, mais la configuration du domaine demeure inchangée. 
 
                                                
Le manoir Pangman en 1875
Collection BANQ
 
Calixte et Uldaric Corbeil          
En 1881, les frères Corbeil se portent acquéreurs du domaine. Uldaric Corbeil habite le manoir et exploite le moulin à farine et la scierie mécanique. Calixte s’occupe de l’exploitation agricole, mais devient le véritable propriétaire de la terre « 749 », notamment après les actes de partage de 1893 et 1913. En 1926, le barrage sera reconstruit en ciment afin de remplacer celui en bois, emporté par la débâcle du printemps 1925. À cette époque, l’eau passe sous la partie nord du moulin. Nous sommes donc ici, en présence d’un site représentatif des petits entrepreneurs industriels canadiens-français du début du 20e siècle. Ainsi, de 1785 à 1930, le domaine seigneurial de Mascouche et ses moulins ont été, tout comme l’île des Moulins, un cen
tre industriel typique des seigneuries du Bas-Canada. N’est-il pas surprenant qu’un site si riche en histoire, dotée en plus d’un moulin domanial, ne fasse l’objet d’aucune mesure de protection? Le moulin seigneurial de Mascouche témoigne pourtant d’une activité qui se déroule à cet endroit depuis 250 ans. La situation est encore plus étonnante du fait qu’elle se déroule dans une MRC qui porte le nom de « Les Moulins »! 
 
Le manoir seigneurial au temps des Corbeil
Collection Pauline Guilbault-Corbeil
 
Madame Colville, la millionnaire
 
En 1930, madame Hazel Kemp-Colville se porte acquéreuse du domaine. Elle réalisait un rêve en achetant ce manoir, qu’elle connaissait, afin de lui redonner sa magnificence passée. Sa vision était certes très romantique, mais disons que les édifices étaient dans un état peu enviable. Elle fit appel au plus grand des architectes de l’époque, Ernest Isbell Barrot, dessinateur en chef du CP, lequel réussit à transformer le manoir en une gentilhommière française du 17e siècle (sans lien avec le style architectural initial du bâtiment), en s’inspirant d’éléments architecturaux propres à la Bretagne et à la Normandie. On y retrouva 18 pièces au rez-de-chaussée et 9 à l’étage. La valeur de cette restauration réside dans son contexte architectural du mouvement anglais « Arts and Crafts », visant un retour au mode traditionnel, ce qui était très rependu en Amérique du Nord. 
 
Le toit fut rehaussé de quelques pieds, recouvert de tuiles d’ardoise. Les murs furent délivrés de leur crépi. Deux tours furent ajoutés, une pour mettre en valeur la porte centrale, l’autre au-dessus de la véranda vitrée. Puis l’on fit l’ajout de deux balcons et d’un clocheton. Les bâtiments en bois entourant le manoir disparaissent. Le moulin et la maison du meunier sont débarrassés de leurs constructions parasites (enclos de moulin à scie) et remis à neuf. À l’est, la muraille de pierre existante a été refaite et l’on a construit une tourelle et un second muret perpendiculaire servant à dissimuler la piscine. De l’autre côté du muret, un magnifique jardin entoure un bassin garni de fleurs aquatiques. À l’arrière, une longue terrasse bien dégagée longe la rivière et conduit à la serre (démoli vers 1975) adjacente au moulin. Le moulin devint un garage. Une ferme fut également construite sur le terrain.
 
Le site est riche en histoire au temps de madame Colville, rappelons seulement qu’elle était l’amante du premier ministre Bennett et qu’elle hébergea la famille de la grande duchesse du Luxembourg au début de la Seconde Guerre mondiale.
 
Apprenez-en davantage sur Hazel Béatrice Kemp Colville dans cette capsule vidéo de la Société d'histoire de Mascouche diffusée dans le cadre de l'émission TVRMag (sur les ondes de TVRM).
 
 
Quelques photos du manoir au temps de Mme Colville
(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)
 
                
 
 
 
Le juvénat des frères Saint-Gabriel
 
En 1954, les frères achètent le site qu’ils jugent idéal pour l’implantation d’un juvénat. La communauté est soucieuse âde conserver le cachet du manoir (à une époque où le modernisme détruit tout), et charge l’architecte Armand Dutrisac de construire un juvénat adjacent au manoir. Les travaux se termineront en 1958. Malheureusement, l’ajout d’un gymnase, face au manoir, en 1963, vient détruire les efforts d’intégration architecturale faits quelques années auparavant. À partir de ce moment, le manoir fut « caché » de la vue des Mascouchois. Le juvénat devient à son tour une école secondaire de 1er cycle : Le Manoir Notre-Dame. 
 
En 1986-87, la Société d’histoire de la région de Terrebonne (SHRT) s’intéresse fortement à ce site; de concert avec le ministère et la Ville de Mascouche, des études sont effectuées sur le domaine afin d’en connaître son histoire et de faire sa mise en valeur.
 
Un domaine sous spéculation
 
Surprise! En 1988, un groupe d’investisseur-promoteur achète le domaine. De concert avec la SHRT, des plans de développement respectant les besoins du milieu, du promoteur et de mise en valeur naturelle, historique et touristique sont effectués, mais le milieu était-il prêt à s’investir dans de tels projets? Non!
 
Au printemps de 2000, la Commission scolaire quitte l’édifice (quelle louait) afin de s’établir dans la nouvelle école du Coteau. Les démarches furent reprises par la Ville de Mascouche qui réussit à faire acquérir le site par l’UQAM, en avril 2004, pour la modique somme de 1 625 000$. L’UQAM devait en faire un centre d’étude universitaire. Toutefois, les anciens propriétaires avaient loué l’édifice, en 2002, afin de servir temporairement (jusqu’en 2010), de poste régional de la Sureté du Québec. Malgré que la SQ ait investi plus d’un million de dollars dans l’entretien de l’édifice, celle-ci démontrait de plus en plus de failles et de signes de détérioration.
 
Au printemps 2007, suite à d’importants déboires financiers, l’UQAM du se départir de ses immeubles hors campus. Ainsi, le 3 juillet 2008, elle accepta la vente du domaine à la compagnie 6362893 Canada Inc., pour la somme de 3 250 000 $. Depuis de départ de la SQ, l’édifice est à l’abandon. Sans faire de procès d’intention, disons que le propriétaire a failli à ses responsabilités d’entretien et de protection du site. La vision du promoteur, visant à ériger un complexe résidentiel dense sur le site ne concordait pas aux aspirations de la communauté, si bien que les édifices du domaine seigneurial vont être fréquemment victimes de vandalisme entre 2010 et 2014. 
 
Dans son schéma métropolitain d’aménagement et de développement, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) reconnaît le domaine seigneurial comme un site patrimonial d’intérêt, tant pour son aspect patrimonial que pour la valeur de ses boisés. 
 
Rappelons que depuis 1987, plusieurs études ont été réalisées afin de démontrer la viabilité de projets culturels et touristiques pour le domaine seigneurial. Force était de constater, qu’en 2013, aucun projet n’avait levé, faute de volonté politique du milieu afin d'acquérir et de mettre en valeur ce site. Celui-ci devint alors un enjeu politique lors des élections municipales de novembre 2013. L’équipe de Guillaume Tremblay, élu à la mairie, s’est rapidement mis à la tâche d’acquérir le site et de le mettre en valeur. Si bien qu'en janvier 2015, la Ville de Mascouche fit officiellement l’acquisition de la partie comprenant les édifices seigneuriaux. Au cours des mois qui suit, elle acquit la majeure partie des terres boisées du domaine seigneurial.
 
Source: Claude Martel, Société d'histoire de Mascouche
 

 

14 octobre 2014 - La Ville de Mascouche acquiert le domaine seigneurial et son manoir

Le maire de la Ville de Mascouche, GuillaumeTremblay, entouré des membres du conseil municipal, annonce l’acquisition du Manoir et de sa forêt domaniale, patrimoine forestier exceptionnel, afin de les ramener définitivement dans le domaine public.
Lire le communiqué de presse.

Projet de développement du Domaine seigneurial

 
Pour avoir accès à la présentation PowerPoint du Projet de développement du domaine
seigneurial de Mascouche présenté au grand public le 7 novembre 2012 par l’équipe de
SODAM Patrimoine, cliquez ici
 
 

Le Domaine seigneurial de Mascouche: l’exemple de plus petit que nous…

 
Dans son texte d’opinion intitulé «La sauvegarde du Manoir: l’exemple de plus petit que nous…» André Jacob, professeur retraité de l’École de travail social de l’UQAM dresse un portrait positif de l’avenir du domaine seigneurial. Lire l’article 
 
 

Le Domaine seigneurial de Mascouche:

DANS L'OBJECTIF D'ARCHITECTES PAYSAGISTES

Deux architectes payasagistes de la relève, Patrick Frey Laporte et Louis-Philippe Rousselle Brosseau du collectif Objectif: Paysage omniscient (OPO), posent un regard personnel sur la manière dont on s’approprie le territoire dans leur court métrage Le manoir seigneurial de Mascouche .
Pour visionner ce court métrage: Le manoir seigneurial de Mascouche
 
 

Consultez aussi le livre La millionnaire de Mascouche de Jean-Claude Coutu, Éditions SODAM


  • Disponible à la SODAM au coût de 20$ (version anglaise seulement)
  • Disponible en version française à la bibliothèque Bernard-Patenaude de Mascouche. 

 

 

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Lancement d'un premier livre sur l'histoire du Domaine seigneurial

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